Peter Stewart dévoile la différence spectaculaire de ses photographies avant et après retouche

Peter Stewart dévoile la différence spectaculaire de ses photographies avant et après retouche

Vous vous demandez encore en regardant une impressionnante photographie aux couleurs chatoyantes ce qui a été retouché et ce qui ne l’a pas été ? Le photographe Peter Stewart vous offre un élément de réponse avec sa série « Before & After photographs ».

Sans nul doute votre regard a déjà pu se poser sur les sublimes clichés de l’artiste australien Peter Stewart. Explorateur des plus grandes métropoles mondiales (notamment asiatiques) aux paysages naturels les plus renversants, ce grand voyageur et amoureux des cultures nipponnes et chinoises (il réside actuellement à Hong Kong), nourrit sa passion pour la photo depuis plus de 5 ans.

Désireux de poursuivre ses voyages à travers le monde en partant à la conquête d’endroits toujours plus époustouflants à immortaliser, sa recherche du cliché le plus spectaculaire, celui qui vous fera ressentir les émotions les plus fortes, demeure sa principale valeur. La fameuse photo « wow ». Pas étonnant donc de le voir collaborer avec des magazines et revues internationalement connues, comme The National Geographic, GEO Magazine Germany ou le Daily Mail.

Mais ce qui nous intéresse ici est avant tout son travail comparatif réalisé sur certaines de ses propres photographies. Before & After est un exercice de retouche photo effectué principalement grâce à Photoshop dans lequel l’auteur nous dévoile les étapes de création. Les résultats sont quelque fois bluffants et je ne peux m’empêcher de ma poser la question : à partir de quand parle-t-on encore de photographie et à partir de quand parle-t-on de photomanipulation, voire même de matte painting ?

Etant moi-même photomanipulateur/matte painter, je suis fasciné par ces techniques, néanmoins, jusqu’à quel degré pensez-vous qu’une photographie – étiquetée en tant que telle et non en tant que photomanipulation/matte painting – peut-elle/doit-elle être modifiée ? Pour moi, dès l’instant où l’on intègre d’autres photographies pour des parties importantes ou étendues de l’image, on s’éloigne de la photographie qui doit capturer l’instant, le lieu, et on entre dans la photomanipulation, plus imaginaire où le cliché de base vient alimenter une autre réalité construite de toute pièce par son auteur.

Je pense notamment à certaines modifications du ciel sur certains clichés qui transforme totalement l’ambiance, l’émotion ou encore l’ajout du mont Fuji dans le cliché lointain (qui est de plus assez mal intégré mais je chipote). Je ne peux m’empêcher d’ouvrir le débat sur l’intitulé de cette technique. En tout cas ses créations valent le coup d’œil – qu’on les qualifie de photographies ou de légères photomanipulations… 😉

Merci au photographe de partager ses techniques, ce qui est vraiment très instructif !

Site officiel de Peter Stewart Photography

Flickr du photographe

Facebook de Peter Stewart Photography

Compte Instagram de l’artiste

 

Comme toujours, cliquez sur les images pour les voir en plus grand :

Before and After Photographs

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Alors, plutôt impressionnants ces avant/après non ? Et qu’en pensez-vous ? Est-on toujours dans de la simple retouche photo ou quelque fois entre-t-on déjà dans la photomanipulation ?

 

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Auteur: Gaétan Weltzer, comme toujours en fait.

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Commentaires (14)

  1. hello

    très belle série, j’aime beaucoup les « avant/après » cela permet de comprendre un poil la technique utilisé

    cependant on ne peut pas décemment appelé cela des photographie, utilisé les différentes expositions pour les mêler en HDR est a la limite acceptable en terme de retouche photo mais clairement il ajoute beaucoup d’effet et de couleurs dans certains images comme le temple nippon après la raffinerie. Et des lors qu’il ajoute un ciel différent ou comme tu le précise, le mont fuji dans une photo, ce n’est plus de la retouche photo mais bien de la photo manipulation.

    il n’en reste qu’il a de très beaux résultat que j’aimerais bien réussir a atteindre (la raffinerie reste ma préféré avec cette belle couleur verte et le ciel orangé)

    • Bonjour,

      Je ne comprend pas pourquoi ça ne devrait pas s’appeler des photographies.
      La photo Landscape c’est un boulot monstrueux, je ne sais pas si vous vous rendez compte, le type peut certainement rester 10 – 12 h sur son spot pour chopper les meilleurs passage de lumières (Blue hour etc..).

      Alors ok, là je l’avoue des fois c’est un peu trop, mais c’est son style, et au final, ça reste de l’art non ? 😉
      Un autre point sur lequel je voulais rebondir, le HDR c’est un terme qui est très mal interprété aujourd’hui, à cause de toutes ces fonctions « ignobles » nommés « HDR » que contiennent aujourd’hui les Appareils photo et les Smartphones.
      Ce que les photographes qui se respectent un minimum utilisent, c’est plutôt ce que je préfère appeler le « Time Blending ». C’est à dire que le même shot est prit a plusieurs moment de la journée, ou/et avec des expositions différentes (D’où le 10 à 12h). Ensuite les images sont « Mélangées » en post-prod, mais c’est pas du gros stack de bourrin, c’est fait (je l’espère) avec délicatesse à coup de masque Photoshop.

      Au final, c’est certain, l’image final n’est pas du tout ce que le type voyait avec ses yeux. Comme on le voit, les photos RAW sont ternes et pas vraiment intéressantes. On n’a jamais quelque chose d’extraordinaire après le clic à moins d’avoir beaucoup de connaissance/de chance/de bon matos.

      Le post processing fait partie intégrante du métier aujourd’hui, à utiliser avec parcimonie effectivement, et à des fins artistiques avant tout. Il faut vivre avec son temps 😉

      • Sympa l’idée d’appeler ça « Time Blending » ^^ j’aime bien l’idée car c’est vrai que tu peux le faire sur plusieurs heures voir jours… voir semaines!!! Même si pour le coup ça demande une minutie particulière. Toujours avoir l’appareil au même endroit exactement notamment.
        Mais Le HDR est un principe pour mettre en avant les gammes de couleurs d’une photo. tu la dis toi même. Le terme HDR est aujourd’hui démocratisé par les petits algorithmes qu’emploient les photophones pour permettre d’avoir des gammes de couleurs plus complètes sur ta photo (certains sont d’ailleurs pas trop dégueu pour des photophones). Le HDR est en soi une technique qui ne dénature pas la photographie car tu réemploies l’endroit selon des moments ou des réglages différents mais n’apporte pas d’éléments extérieurs.
        On peut bien vivre avec son temps ^^ sans pour autant passer des heures dans le post proccessing. Regarde du côté du groupe de photographes F/64. Leur paysage sont surréaliste et pourtant à l’époque, on développait les photos en argentique avec toutes les retouches que cela engage. il n’empêche que pour beaucoup de photographes de paysages, ils restent encore des références dans le rendu.

  2. Salut à toi Spartan!
    Il semblerait qu’il emploie la photomanipulation surtout pour modifier le ciel. Pour l’effet coloré, il emploie la technique HDR, qui consiste à prendre la même photo à des temps d’expositions différentes pour avoir chaque partie de l’image parfaitement exposé. Et le HDR est une technique de photo.
    Personnellement, je trouve qu’aujourd’hui, la frontière entre photomanipulation et retouche photo devient assez mince. C’est mon point de vue et il n’engage que moi ^^ (avant de me faire sauter dessus!!! ). Je suis un fidèle de la photo « à l’ancienne ». Qu’il y est des retouches oui mais il faut qu’elles soient raisonnables et apportent un bonus au cliché de base, ce dernier devant être, déjà, très propre et techniquement, appliqué.
    mais ça n’est que mon avis et je suis ouvert au débat!

    • « Qu’il y est des retouches oui mais il faut qu’elles soient raisonnables et apportent un bonus au cliché de base, ce dernier devant être, déjà, très propre et techniquement, appliqué. »
      Tout à fait d’accord avec ça. Je n’ai rien contre la retouche photo ou la photomanipulation mais pour moi tout l’art de la photo réside dans la capacité à prendre un cliché magnifique sur le vif, sans retouche ultérieure. Bien sûr la retouche n’est pas sacrilège s’il s’agit de faire ressembler le cliché plus à ce que l’on avait vraiment sous les yeux ou gommer quelques petits détails qui gâchent la beauté du cliché ; bref la retouche doit être modérée et raisonnable comme tu le dis ^^
      La photomanipulation est totalement autre chose et je pense que certains des clichés montrés dans cet article versent carrément dedans plutôt que dans la simple retouche. Difficile de cerner la limite mais pour moi elle se situe au stade où la photo ne ressemble plus à ce que le photographe avait sous les yeux, où une part de « faux » est ajouté ou encore au moment où la photo ne ressemble plus à ce que l’on pourrait voir à cet endroit en y étant physiquement.
      Bref, il s’agit là de mon avis personnel sur la question 😉

  3. Hello Gaet,

    C’est un point intéressant que tu soulèves.
    Il existe des différences fondamentales entre traitement, retouches, manipulation, matte painting et photobashing. Mais tu le sais certainement. ^^

    Le traitement: c’est utiliser les données déjà contenues dans l’image (en particulier le RAW).
    La retouche: c’est de fixer certains points minimes de l’image sans trop altérer sa qualité/informations d’origine (ex: retoucher la peau d’un modèle, sublimer les couleurs).
    Il y a manipulation à partir du moment ou tu déformes une image ou que tu fais des rajouts majeurs (par exemple redresser la perspective, ajouter un ciel).
    Le matte painting implique sélection, manipulation photo, peintures manuelles et incrustation afin de former un tout (mais bon là c’est sûr que t’es au courant 😀 ).
    Le photobashing est l’imbrication, l’incrustation de photo sur une base de valeurs déjà existantes (bon là les limites ne sont pas totalement définies, suivant comment l’artiste aborde la technique).

    • Salut Pit, merci pour ton commentaire ! Je rejoins tes définitions, mis à part que ta définition du matte painting coïncide aussi pour moi avec la photomanipulation. C’est juste que le matte painting est plus orienté paysage/décor, étant à la base une technique de cinéma. Et le matte painting incorpore aujourd’hui énormément de techniques 3D en plus des techniques classiques de photomanip’ 2D. 🙂

  4. Yop !

    J’ai été impressionner par ces avant/après.

    Je donne mon avis personnel profane.

    Je trouve beaucoup des résultats magnifique.
    Mais de voir les avant après (même si on s’en doute et on peut deviner certain ajout sans) m’a enlever quelque chose.

    Ce qui m’attire le plus dans la photo de paysage finalement c’est de pensée même inconsciemment que je pourrais avoir cette vue devant mes propres yeux.
    Ça enlève cette petite part de magie.

    Même si j’adore profiter de pleins de manières différentes et variées de représenter les paysages.

    Bref, ça tient plus de la manipulation à mom sens 😉

  5. Salut !

    J’ai trouvé ton article très intéressant en ce qui concerne la question de la photographie et de la photomanipulation.
    Peut-on vraiment parler d’une limite entre photographie et photomanipulation ? La photographie par définition capture le lieu par la lumière. On est aujourd’hui très loin de la technologie qui prenait plusieurs heures de pose pour imprimer une image sur un support. Son instantanéité la marque très souvent comme témoin du réel, du monde tel qu’on le voit et tel qu’il existe. La photographie « de base » devenant alors très vite un moyen de rendre compte du réel en restant objectif. Objectivité ou subjectivité, c’est un grand débat et ces deux points de vue ont vu naître pas mal de mouvement artistique, mais passons.
    Pour moi l’image de base est déjà manipulée bien avant les retouches photographiques numériques. Le photographe choisit le cadrage, le sujet, le lieu, la mise en scène. Certains artistes créent de a à z l’environnement de la photo avant de prendre leur cliché. Il gère la lumière, les couleurs du décor, réfléchissent aux postures des modèles s’il y en a. L’instant devient alors travaillé, manipulé, pourtant il n’a pas subit de photomanipulation comme on le décrit aujourd’hui et dans cet article. Il y a-t-il forcément besoin de fixer une limite, donner des définitions précises, pour définir une différence entre photographie et photomanipulation ?
    Au final pour moi c’est surtout un procédé créatif qui consiste à construire une image de la même façon qu’un dessinateur ira crée sa scène de toute pièce. Que le photographe vienne manipuler la réalité avant ou après le cliché quel importance ? Est-ce que l’un ou l’autre doit être qualifié d’un autre nom à cause de ça ?

    Pour rebondir sur les photos de Peter Stewart qui sont ici présentée, je les trouve personnellement pas extraordinaire. C’est probablement en grande partie une histoire de goût, ce rendu photographique fait écho aux photos que l’on trouve sur les cartes postales touristiques. Ou du moins de l’image que j’en ai. Certaines retouches me paraissent maladroites notamment celle avec le mont Fuji. Tu ne chipotes pas, il donne l’impression de flotter dans les airs xD Il me semble aussi que l’avant/après 5 perd en crédibilité avec la retouche du ciel. Il y a certain cas où je trouve l’avant plus ou autant intéressant que l’après. (la 21 par exemple)

    • Salut Manon! ^^
      « Certains artistes créent de a à z l’environnement de la photo avant de prendre leur cliché. Il gère la lumière, les couleurs du décor, réfléchissent aux postures des modèles s’il y en a. »
      Je suis d’accord avec toi pour des photos qui touchent à la mode, ou la communication. Toutes ces photos sont pleines de sémantiques. On doit donner un message. Mais les retouches sont beaucoup plus lourdes.
      Mais pour le paysage, c’est difficile de « modifier » son environnement avant la prise. Pour gérer ta lumière, tu viens en fonction de ta saison, de l’heure où la lumière est la plus belle, ou les arbres ou autres sujets rendent le mieux, selon la saison encore, etc… En tout cas j’ai du mal à appréhender la modification de mon environnement pour une simple photo.

  6. Je n’aime pas trop le rendu HDR on se retrouve avec des images aux contraste artificiels et trop monotones.
    De plus on en voit trop. Je trouve que la réalité en prend quand mème un coup. HDR + renforcement des micro contraste + saturation et vibrance et on obtient la même soupe insipide qu’on voit partout. Pour moi c’est plus de l’infographie que de la photo et ce n’est pas péjoratif en soit c’est juste une surcouche de travail.
    Quand il change le ciel en plus je trouve que c’est juste laid mais ça c’est mon avis personnel.
    Je suis devant une œuvre commerciale qui vend un bien ou un lieu qui n’existe pas, un peu comme la photo de présentation d’un hamburger.

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