Webdesigner : encore un métier d’avenir ? Votre avis !

Webdesigner : un métier d'avenir ?

Vous réclamiez dans le précédent sondage plus d’articles sur le webdesign, entre autre des ressources. Je pense être une bonne chance de lancer la pierre dans le lac et d’entendre vos avis autour de cette problématique : que sera le webdesigner à l’avenir ?

Toutes les 2 semaines au moins je tombe sur un article relatant cette question et plutôt que de souverainement donner mon avis, je vais vous énoncer ce que j’ai pu entendre un peu partout, dans des magazines francophones jusqu’aux blogs américains.

Je vous invite vivement à réagir en commentaires et également au sondage à la fin de l’article et si les réactions sont nombreuses et structurées, pourquoi ne pas faire un article de synthèse ?


I. Aujourd’hui, c’est quoi un webdesigner ? ça se mange ?

Je ne vais pas écrire 5 paragraphes sur ce qu’est un webdesigner, de nombreux avant moi l’ont déjà fait. Néanmoins je vais rapidement situer ce qu’est ce récent métier, encore inconnu il y a une dizaine d’années.

Avec le web, tout va très vite : les évolutions technologiques, le contenu, les métiers et même les façons de vivre et de penser évoluent. Le métier de webdesigner est né en réponse au besoin de communiquer sur Internet. Tout comme pour le print ou la vidéo, on s’est vite rendu compte qu’un joli site Internet faisait vendre plus et on communiquait mieux.

Mais cela a vite évolué ! Plus que d’offrir un bel habillage graphique au site, il doit comme tout graphiste, réfléchir aux choix visuels pour concorder avec le message de l’entreprise ou de l’organisation ainsi qu’avec les objectifs du site. C’est là qu’un bon webdesigner se voit doté des mêmes connaissances graphiques qu’un graphiste « classique » avec les notions de communication, de stratégie et de hiérarchisation de l’information qui vont avec.

Mais le webdesign c’est plus que cela, car le web a aussi ses contraintes. Il repose entre autre sur « Internet » et à la base sur des langages, notamment le bon vieux HTML et son pote CSS. C’est là que le webdesigner s’est vite rendu compte des limitations techniques mais aussi ergonomiques : poids des images, taille d’affichages selon la résolution, problèmes de navigateurs, etc…

Le webdesigner se doit donc d’avoir une bonne culture web et également de solides connaissances en ergonomie car un site web reste une interface utilisateur, plus qu’un objet graphique. Et si en plus il est intégrateur, ou s’il a au moins des notions dans le domaine, c’est parfait !


Voilà pour faire simple, ma définition actuelle du webdesigner (qui n’est pas forcément imputable à tous) : quelqu’un qui est capable de concevoir une interface graphique en répondant à un besoin pour atteindre un objectif, tout cela en tenant compte des contraintes techniques et ergonomiques.


Le web évolue, et le webdesigner avec.

Cela fait déjà beaucoup, je suis d’accord avec vous. Mais hélas cela ne risque pas de s’arrêter là car en effet le web évolue et qu’on le veuille ou non le webdesigner doit aussi évoluer, sinon mourir…

Et nous on veut pas mourir hein ! Tout d’abord voyons pourquoi il doit changer.


II. Pourquoi le webdesigner doit changer ses habitudes ?

De base, un webdesigner, tout comme presque tous les métiers du web, doit constamment apprendre et se tenir au courant. Qu’il s’agisse des dernières tendances en webdesign ou alors des innovations technologiques (jQuery, Flash, HTML5, etc…) ou même matérielles, il faut faire sa veille.

Une expérience utilisateur enrichie

« Expérience utilisateur » : une notion encore assez peu développée en France qui place l’utilisateur au centre même des préoccupations dans toutes les étapes de création d’un site Internet et non plus le message marketing de l’entreprise (encore plus vrai sur des sites full Flash où l’interactivité tient une place capitale par exemple).

Concrètement cela apporte tout d’abord un changement dans la façon de concevoir le design et l’objectif premier est d’offrir une visite agréable au visiteur qui donne envie de rester le plus longtemps possible sur le site afin d’atteindre l’objectif voulu. Toujours sans oublier que le contenu est roi, bien sûr.

Mais ce n’est pas tout, cela apporte également des nouveautés fort sympathiques tels que l’arrivée de nouveautés graphiques ou ergonomiques, je pense notamment aux sliders jQuery, Lightbox, formulaire de contact en jQuery, etc… Pour faire clair, cela devient un métier à part entière nommé par les anglophones « front end developer« , que je traduirais de la sorte : création et développement de tout ce que le visiteur verra directement, donc du webdesign à l’intégration en passant par la couche Javascript / Flash / Ajax ?…

Les nouveaux supports

La deuxième raison est pour moi l’arrivée de nouveaux supports pour les sites Internet, véritable révolution qui fait évoluer très vite nos méthodes de consommateurs. On ne peut plus concevoir un webdesign en ne pensant qu’à l’ordinateur, ou du moins cela devient difficile ! Avec l’arrivée des smartphones, Ipad ou autre bizarrerie, les changements sont grands et ébranlent le monde connecté : tailles d’écran différentes, interactions tactiles (drag and drop, pas d’effet de survol, mise en valeur de l’information pour de petits écrans, etc…).

ipad

Les nouveaux contenus

Avant un webdesigner concevait des sites Internet, le plus souvent basés sur de l’HTML / CSS et quelques fois sur Flash. Certains d’entre eux, plutôt rares et travaillant plutôt dans de grandes agences j’imagine, travaillaient également pour des terminaux différents (bornes multimédias par exemple). Mais avec les appareils mobiles principalement, les applications ont évoluées et sont devenues part entière de notre quotidien. Les applications répondent à des besoins et contraintes propres, avec leurs propres tendances graphiques et leurs réflexions ergonomiques. Viennent rapidement la réalité augmentée et d’autres nouvelles technologies, il faut sans cesse se tenir informé.

L’avenir même du contenu

Smashing Magazine a rédigé un article très récemment sur ce thème que je vous invite à lire pour suivre plus clairement ma pensée.

Pour résumer et apporter ma graine à cela, le contenu d’un site Internet n’est plus visible uniquement depuis le site comme nous l’avons vu. Mais également depuis des terminaux mobiles (smartphones, iPad, etc) mais ce n’est pas tout ! De plus en plus le contenu est agrégé par divers sortes d’applications pour mobiles, mais également pour systèmes d’exploitations (directement sur votre bureau de l’ordinateur par exemple).

Prenons un exemple : les réseaux sociaux avec Facebook ou Twitter. Des milliers d’applications et sites de services divers reprennent exclusivement ce contenu et le présentent différemment ou lui apportent une valeur ajoutée. Cela implique clairement que moins de gens prennent cette information sur le site mère (Facebook.com ou Twitter) et donc naturellement, les efforts ne vont plus se concentrer sur le webdesign, mais sur le contenu lui-même. La place du webdesign se voit donc réduite.

Le changement d’habitudes lorsqu’on cherche un design

Encore une cause du changement important des consommateurs vis-à-vis du webdesign est le succès massif des services tels que ThemeForest pour ne citer que celui-ci où n’importe qui met en vente une ressource et touche une part sur les ventes, en espérant qu’il ait du succès. Cela est vrai pour les webdesigns, les thèmes WordPress, applications Flash, logos, etc… Une autre chose qui tue le métier à petit feu est l’apparition de sites de concours par exemple proposant aux entreprises d’organiser des concours pour 600€. Autrement dit, pour le prix d’un logo, ils ont plus d’une centaine de logos et n’ont qu’à choisir. Je ne parle pas des retombées pour les designers…

Une concurrence (déloyale?) sans pitié

Déjà comme ça, la concurrence est énorme dans le domaine et cela ne facilite pas la tâche d’un webdesigner. Que faut-il apporter de plus au client pour sortir du lot ?

Mais ce n’est malheureusement pas tout car Internet ouvre les portes à de nombreuses opportunités mais aussi à de nouveaux concurrents toujours plus nombreux. Je parle notamment des pays en voie de développement et des Indiens, entre autre, qui peuplent les plateformes anglophones d’emplois et de mission sur le web. Ce qui signifie que si vous proposez un tarif de 1000€ à un client, un webdesigner des pays en voie de développement pourra facturer 4 fois moins cher sans problème. C’est une véritable bombe à retardement, bien que les francophones ne soit pas encore directement préoccupés.


J’ai fini de citer ce qui sont pour moi les principales raisons de changement du webdesign. Tentons de répondre à la problématique et surtout, donnez votre opinion ! 😉


III. Après tout cela, webdesigner : encore un métier d’avenir ? Donner votre opinion !

Webdesigner : un métier d'avenir ?

Je pense tout d’abord qu’il y a 2 pistes parmi ce que j’ai pu voir et entendre : le webdesigner tel qu’il l’est aujourd’hui va disparaître car il ne sort pas du lot, ne suit pas la cadence et les évolutions, et il se fait manger tout cru par la concurrence moins chère. De plus, le contenu est de plus en plus préféré au design pour les raisons citées au-dessus et notamment à cause des applications regroupant les contenus de divers sites et services.

Deuxième piste : il doit évoluer et sa définition même (cité en premier plus haut) va changer. Pour toutes les raisons citées par-dessus, je vous invite donc à remplir ce sondage et à réagir pour regrouper vos avis dans une synthèse s’il y a assez de contenu. Les réponses de ce sondage sont tirées à la fois de réflexions personnelles, d’avis de spécialistes trouvées sur la toile et même de commentaires à des articles (donc oui, on trouve un peu de tout !). Vous pouvez sélectionner jusqu’à 3 réponses en même temps sur 8.


[poll id= »16″]


Quant à mon avis personnel, je vous le donnerais après l’article de synthèse.

Si vous avez d’autres pistes à proposer n’hésitez pas ! Je pense que cet article peut être grandement enrichi car le problème est plus ou moins survolé.  Et la communauté de webdesigners a son avis à donner avant tout, alors commentez si vous le souhaitez. 😉

Auteur: Gaétan Weltzer, comme toujours en fait.

Articles qui pourraient vous plaire

Commentaires (24)

  1. Très bon article qui résume bien le Webdesigner 🙂
    Personnellement, je pense que le webdesigner va devoir évoluer et être apte à développer des nouveautés (par exemple jQuery) pour rendre les sites web interactifs.

  2. Au québec, le métier de Designer web devient de plus en plus délaissé. Les agences cherchent davantage des intégrateurs web, des développeur Back-end et des gestionnaires de projet. Le métier de webdesigner est de plus en plus remplacé par la polyvalence de l’intégrateur web.
    En tous cas, les études au québec mènent à la polyvalence ou la spécialisation en programmation ou en communication, mais pas vers le design web en particulier. Donc, les intégrateurs ont plus de chances de se faire engager maintenant parce qu’ils ont des connaissances beaucoup plus globales.
    Je répète que ça, c’est au québec généralement. Et là, je me fie sur les dires des conférenciers que j’ai rencontré cette année.

  3. Parès avoir lu ton article, et celui du Smashing Magazine, je te rejoins sur plusieurs points :
    – themes et design dispo à foison sur le net, mais bien souvent ça ne règle pas tout, et bien souvent ce n’est pas forcément adapté à la problématique du client, ou c’est du déjà vu (genre les templates joomla ou WordPress ou tout le monde se retrouve avec un air de déjà vu)
    – Les pays en voie de développement / Outsourcing : Mais pour  pas mal de trucs en plus, design, référencement, code. Le truc c’est que oui les tarifs sont intéressants, mais souvent ce n’est pas aussi bien fait que si ça avait été fait maison, ou encore les temps de réponses peuvent jouer en défaveur si le timing est serré.
    – Le métier de webdesigner va t il disparaitre ? oui et non à mon sens, càd qu’il va évoluer, et qu’il sera toujours là mais sera différent du métier de webdesigner tel qu’on le connait au jour d’aujourd’hui. Ce que prévoit l’article de Smash Magazine c’est que la valeur ajoutée à venir sera le contenu, et que cela va prendre de plus en plus de place par rapport au budget alloué au design.
    Le souci, (à mon sens encore une fois), vous pouvez avoir le meilleur contenu du monde, s’il est mal mis en page, pas beau, indigeste,pas ergonomique, il n’atteindra pas son objectif.

  4. @Vincent Chevalier – Salut Vincent, je suis tout à fait d’accord avec toi. Je viens du Québec également et je crois que le métier de l’intégrateur prend une place de plus en plus importante dans le processus du développement d’un site web.
    Il peut…
    1 : créer une interface très design et ergonomiqe
    2 : L’intégrer sans problème en CSS ainsi qu’avec du JQuery
    3 : L’intégrer à diverses consoles CMS tels que WordPress
    4 : Et finalement, faire la promotion du site web via les réseaux sociaux, les blogues et même par du SEO assez avancé.
    Dans l’entreprise pour laquelle je travaille, les designers graphiques qui font du «print» s’en vont de plus en plus vers le web. Et qui fait leur formation? Moi, l’intégrateur.
    Excellent article de la part de DesignSpartan. Merci la «gang»!

  5. @SilentBob : J’ai lu cet article (plutôt drôle avec ces BD) et c’est court mais le message est clair quant à ce métier…

    @Dedette @Vincent @Louis_Dea : Vous seriez donc plus pour un webdesigner « spécialisé technique » qui penche à être intégrateur, développeur front end avec de plus en plus de connaissances en langages et CMS.

    @Mike : Je rejoins parfaitement tes pensées sur les thèmes et design, heureusement qu’ils ont vite leur limite. Pour l’outsourcing bon marché je pense que le risque est à prendre au sérieux, pour le moment la qualité des travaux est médiocre mais j’aurais envie de dire sur la plupart de façon générale. Je pense qu’il y a sûrement de bons webdesigners pour beaucoup moins cher, si cela est vrai pour les plombier plonais, pourquoi pas pour les webdesigners et développeurs des pays émergents ? Pour finir heureusement, un site Internet de ce nom aura toujours besoin d’un bon webdesigner quelque soit le contenu, après… un webdesigner ne s’occupe en général que peu du contenu en lui-même. Affaire à suivre !

  6. @Louis_Dea : Je suis entièrement d’accord avec toi sur les différents points que tu as cité 🙂
    Finalement, le webdesigner devient en quelques sortes un webmaster (sans le développement pur et dur). Les entreprises vont quand même en avoir encore besoin car dès que le HTML5 et le CSS3 seront compatibles avec tous les navigateurs, chaque site voudra améliorer son design en faisant appel à un webdesigner (qui devra donc être apte aux nouvelles technologies HTML5 CSS3).

  7. En réponse à ceux qui disent que le webdesigner tendra plus à être polyvalent avec des connaissances en développement, je suis entièrement d’accord avec vous. D’ailleurs, il suffit d’éplucher les offres d’emploi (je sais de quoi je parle ça fait 1 an que je les épluche ^^). Les entreprises recherchent soit des webdesigner avec connaissances en développement (CMS, Javascript, PHP, Actionscript), soit des webdesigner/graphiste (avec des connaissances en print).
    Seulement j’ai passé mercredi un entretien pour une école (HETIC pour ceux qui connaissent) et une des personnes qui faisaient mon entretien m’a dit qu’un webdesigner qui sait faire du PHP, ça lui fait peur. Il doit certes savoir techniquement comment sont design va être intégré pour ne pas faire des trucs « inintégrables », cela dit il ne doit en aucun cas toucher au développement. Alors est-ce que ce genre de webdesigner ne se trouve que dans les grandes agences parisiennes? J’avoue que je suis un peu perdue.
    En tout cas mon opinion est qu’un webdesigner polyvalent ne peut pas faire de mal. Moi-même qui aime faire les deux, je ne vois pas pourquoi m’en priver.

  8. Si vous êtes freelance, votre client voudra que son site (ou son application, mais en terme de techno la différence n’est pas forcément très grande : http://building-iphone-apps.labs.oreilly.com/index.html) se démarque de la concurrence. Primo, ça veut dire qu’aucun thème tout prêt ne saurait le satisfaire, car susceptible d’être confondu avec un autre site que le sien qui utilise le même thème. Deuxio, ça veut dire qu’entre deux webdesigners aux compétences égales en matière de technique et d’ergonomie, c’est celui qui maîtrise la mise en page, qui sait choisir des couleurs, qui a des connaissances en typographie, qui peut créer des illustrations, qui a une expérience du marketing et de la communication, etc, qui l’emportera.
    …Et tant mieux si, à l’avenir, les webdesigners ne se spécialisent qu’en technique. Ça fera davantage de travail pour ceux qui continueront à s’intéresser au graphisme.

  9. @Caliiope
     
    Les offres d’emploi ont toujours exigé des ingénieurs de la NASA pour sortir les poubelles, généralement si on te demande de savoir faire le grand écart entre Flash et PHP, c’est que :
     
    – soit on demande un gourou ultra cher (et ultra rare, bref ça n’arrive jamais) ;
    – soit on veut une bonne à tout faire qui bricole vaguement dans toutes les disciplines (jeune diplômé payé au lance-pierre).
     
    Concrètement dans « les grosses agences parisiennes », on ne demandera JAMAIS à un web designer de savoir faire du PHP. Au contraire, on spécialise les postes au maximum parce que les effectifs sont importants, et on veut des gens très bons dans leur domaine. Et, soyons honnête, un type qui se prétend expert en DA et en PHP ne saura bien faire ni l’un ni l’autre… même s’il sait probablement bricoler un WordPress et télécharger des packs de brushes.
     
    J’ai lu pas mal de trucs sur le design directement dans le navigateur (allez voir du côté de 24ways par exemple), c’est-à-dire la conception graphique directement en CSS, j’avoue trouver ça assez attrayant mais c’est pour l’instant très complexe à mettre en place et à mon avis prématuré (le CSS3 par exemple, IE ne sait pas ce que ça veut dire).
    Et ça demande des profils déjà plutôt seniors, c’est-à-dire des créas maîtrisant parfaitement DA + exé + HTML/CSS (+ Javascript + SEO + Accessibilité + web perf… la liste est longue rien que sur le front-end). Quand je vois que la plupart des intégrateurs sont incapables de coder du Javascript (jQuery n’est PAS un langage de programmation au passage), on est encore très loin du compte pour créer de A à Z des interfaces web de qualité par une seule personne…

  10. @Pierre : je suis partiellement d’accord avec toi sur l’importance du graphisme. En revanche tu surestimes peut-être beaucoup les clients, pas tous bien sûr. Mais beaucoup ne feraient pas la différence entre un template et un design fait sur mesure. De même, combien de fois le client choisira la maquette la plus laide ? Je suis plus de l’avis – surtout en freelance – que la pluridisciplinarité est un atout, quelque fois plus que la spécialisation. Mais ça dépend du type de client et du type de profil webdesigner.

    @STPo : Je suis grosso modo d’accord avec toi sauf sur un point où je pense tu exagères : « Et, soyons honnête, un type qui se prétend expert en DA et en PHP ne saura bien faire ni l’un ni l’autre… ». Crois le ou non mais ces profils là existent ! Etant d’un niveau décent en design et en dev, je ne dirais jamais pour mon cas être spécialisé dans les deux à la fois, je garde de toute manière le design comme domaine de prédilection mais je connais quelques rares personnes très douées en design et en dev. Je voulais juste donner mon avis là-dessus. 😉

  11. Je pense que le webdesigner va évoluer, et se diversifier de plus en plus (nouveaux supports, langages, …). De ce fait, finalement, le webdesigner tel qu’on le connait va disparaitre, puisque son métier va changer du presque tout au tout. Alors est-ce que les webdesigners vont pouvoir se spécialiser vers tel ou tel domaine, ou bien devront-ils être multitaches (et de ce fait peut-être moins efficaces ?), je ne sais pas trop…

  12. Je réagissais à l’affirmation (celle qui emporte le plus de suffrages) qui dit que le webdesigner tendra à devenir « front end developer ». Ou, dans les commentaires, qu’il pourra être « remplacé par la polyvalence de l’intégrateur web ».
    En tant que webdesigner freelance, j’ai vachement intérêt à l’être déjà, intégrateur web. Ce n’est pas l’avenir, c’est le présent.
    Et ce qui me permettra de défendre un projet auprès d’un client, c’est ma capacité à conseiller, à faire du wireframing, à reformuler les contenus, à proposer un design audacieux et sur-mesure, une identité graphique. Si la « polyvalence » du développeur front-end comprend ces compétences, alors je suis d’accord.

  13. Je suis développeur et intégrateur web dans une web agency.
     
    Aujourd’hui quand je vois un tel sondage je me dois de répondre. On ne peut cumuler deux fonctions. Il faut se spécialiser. Quand on voit le génie créatif des webdesigner il est dur de se tourner vers la rigueur du code. Pour exceller dans son domaine il faut être spécialiste. Même si la diversité est un plus du faite qu’on l’appliqura au sein de nos créations, le webdesigner doit rester un webdesigner à part entiere.
    Il doit tenir compte des évolutions technologiques c’est sur mais doit rester un spécialiste avant tout

  14. Pour moi le webdesigner « pur » (qui ne fait que de la créa) va tendre à disparaître et devra donc se diversifier.
    Je pense que cela dépend beaucoup de la taille des sociétés, aujourd’hui les sociétés qui embauchent un designer « pur » doivent avoir une certaine structure.
    Nombreuses sociétés préfèreront prendre une personne polyvalente qui puisse créer des chartes et pouvoir les mettre en place soit même ou en partie.
    Il reste aussi une partie intéressante du web qui peut toucher au webdesign : le référencement naturelle, où l’ergonomie et le design doivent être optimisés pour cela.
    Chose très recherchée actuellement sur le marché, il peut combiner aussi le webdesign, au rédactionnel à une partie de développement web (url rewriting, backlinq, médiasociaux, html, CSS…)

    Après avec les évolutions technologiques comme les smartphones, le webdesigner aura peut être de bonnes perspectives d’évolutions étant récent sur le marché et complémentaire au web, il pourra peut être tirer son épingle du jeu.
    Peut être parlerons-nous plus tard de Phonedesigner suivant les contraintes ? :p

    Pour résumé à mon avis le webdesigner malgré une bonne créativité, devra se diversifier et ne pourra se cantonner au graphisme. (même si celui-ci contient déjà une grosse diversité en lui même avec la création graphique, Flash, HTML, CSS… ^^)

  15. Les commentaires sont très intéressants. Beaucoup tendent vers la multicompétence, notamment en front end, mais il y a tout de même des avis pour la spécialisation.

    Tout comme LEGuitou, je pense que cela dépend en effet de la taille des sociétés, ne recherchant pas toutes les mêmes profils.

  16. Tous les métiers du web ont évolué, évoluent et évolueront car le web est lui même un domaine en constante évolution aussi bien sur le plan technologique que sur le plan business.
    Plus le web évolue et se complexifie, plus nous aurons besoin de spécialistes. Le profil de généraliste va je pense disparaitre peu à peu ou ne sera généraliste que dans certains domaines (donc ce ne sera plus un « vrai » généraliste)
    Je suis d’accord avec Stpo, les grosses structures ont besoin de spécialistes et les petites structures de généralistes. Mais vous n’aurez jamais un généraliste aussi bon dans tous les domaines que des personnes spécialisées dans un seul domaine. C’est mathématique, si je passe 10h00 par jour à travailler uniquement sur du développement javascript, je deviendrai meilleur au bout de quelques années qu’une personne qui divise son temps de travaille en 5h de design et 5h de javascipt par jour.
    La concurrence des pays en voie de développement est une réelle menace pour le deigner Français car il est impossible pour lui de lutter sur les prix. Là où le designer web Français peut faire la différence, c’est sur la qualité de sa prestation, son expertise, son respect des délais, son organisation, sa communication avec le client.
    En ce qui concerne l’évolution du métier, il y a de nouvelles voies qui s’ouvrent dans le design d’application (Apple : iphone, ipad / Android …), dans le design web pour les terminaux mobiles ou les contraintes ne sont pas les mêmes que sur un écran d’ordinateur. Les tablettes vont également apporter de nouvelles contraintes/possibilités/usages.
    Bref, comme cela a été le cas pour le graphiste Print, le graphiste Web va devoir s’adapter aux évolutions technoogiques pour survivre.
     
     
     

  17. Je suis content de te voir participer Gilles, et je dois dire que ta pensée résume la mienne.

    Tu es le seul à aborder en commentaire un point que j’ai mis en avant dans l’article : à savoir la concurrence des pays en voie de développement. Je pense que là encore ça va scinder un peu plus les clients « à petit budget » des clients ayant des moyens plus importants et recherchant avant tout la qualité et le « confort du prestataire » si j’ose dire (j’entends par là surtout la communication, respect des délais, etc que tu as évoqué). Ce qui est sûr selon moi, c’est que le marché tend à devenir de plus en plus « élitiste » pour réussir à jouer des coudes, bien qu’encore sur ce point les pays anglophones sont touchés beaucoup plus fortement que nous. Notre langue est une barrière plus ou moins efficace contre cette concurrence.

    Pour les évolutions, je pense aussi qu’on devrait voir arriver des métiers plus ou moins « nouveaux » avec pourquoi pas quelque chose comme ces métiers si on pompe chez les anglophones : entre le graphic designer, l’UI designer, l’interactivity designer, etc…

  18. Il est vrai que les pays en voie de développement sont une certaine menace.

    Maintenant je pense que l’expérience de l’exportation de certains pôles à l’étranger (comme les call center) montre bien que, tôt ou tard, les sociétés reviennent sur leur décision et réinvestissent sur le marché national lorsqu’il rentre dans une démarche qualité.

    Après dans une certaine « utopie » peut être que certaines sociétés auront besoin de personnes supervisant les taches effectuées à l’étranger et auraient besoin d’un superviseur qualité.
    Et à ce moment là, le webdesigner qualifié aurait un poste de supervision/finition de projet.

    Pour finir, pour être rentré en contact avec des clients de PME local, (dans le sud de la France) elles veulent surtout de la proximité et préfèrent déjà passer par une société locale (départementale) plutôt que de passer par une société nationale qui se trouve à Paris.
    Donc de là à ce qu’elles passent le cap d’aller à l’étranger je pense qu’on a encore de l’avenir avec ce genre de société.

  19. Merci pour l’article.

    On se questionne souvent sur l’évolution très discutable de ce corps de métier (webdesigner).
    Effectivement les équipes Web (en général) doivent de toute façon évoluer de paire avec le Web.
    Tout dépend aussi (selon moi) du contexte de travail (web agency, agence de com, freelance…), les entités web peuvent permettent différentes répartitions des compétences entre les travailleurs mais aussi différentes organisations de travail. Et sûr d’une chose constatée : le webdesigner doit acquérir (de nos jours) une maitrise suffisante des langages d’intégration et effectuer une veille constante sur les nouveaux médias/supports de com.
    Joli débat.
    A+

  20. Je lis absolument tout ce que je peux trouver sur le métier de Webdesigner depuis un moment, je vais probablement rentrer en DUT MMI (anciennement SRC) l’année prochaine pour faire ce métier et beaucoup d’articles comme celui-ci font peur. Qu’en est-il de ce débat en 2014? Le métier de Webdesigner va-t-il devenir complètement obsolète? La concurrence étrangère et les sites tels que ThemeForest se sont-ils fait encore plus menaçants ces quatre dernières années?

  21. Le web design est un art, en effet les thèmes déjà près-fait sont faciles et accessible pour tous, mais rien ne vaux un site fait pas un web designer. Avis perso. Super article merci 🙂

  22. Pingback: Articles de fond – Sommaire | Design Spartan : Art digital, digital painting, webdesign, ressources, tutoriels, inspiration

  23. Personnellement, je pense que la tendance c’est la polyvalence. Les entreprises cherchent de plus en plus des développeurs full-stack car c’est plus rentable et plus efficace.
    On recourt parfois à des gens spécialisés en web design quand on cherche des compétences très poussées et particulières mais pour la création de sites, un développeur backend pourra aussi travailler le front-end.

Laisser un commentaire

L’âme d’un artiste ? Inscris-toi sur DigitalPainting.school

Fermer